Jeudi 10 mars 2005
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Quelques mots sur le Brésil, j’ai eu l’occasion d’y aller à 2 reprises, entre Macapà, Bélèm et Récife.
Mis à part la beauté et la richesse des paysages, ce qui m’a frappé vraiment au brésil, ce sont les gens. La très grande majorité ne roulent pas sur l’or et c’est pourtant ces mêmes personnes qui sont les plus accueillantes et débordent de gentillesse et d’humanité. Notre statut de touriste n’a tendance qu’à nous faire effleurer ce coté du Brésil mais en se donnant les moyens d’aller vers ces personnes, on découvre une facette beaucoup plus passionnante de ce pays.
La majorité des brésilliens pétillent de vie et adorent faire la fête. Et encore plus pendant la période du Carnaval. J’ai eu l’occasion de faire le Carnaval à Récife et Olinda, et ça dépasse de loin ce que j’avais imaginé. Plus d’un million de personnes dans les rues, des blocos (comme les bandas dans le Sud-ouest de la France) dans tous les sens qui dansent et jouent des musiques du feu de dieu. Impossible de ne pas participer. Tous le monde danse, rit, chante, crie, c’est de la folie furieuse. Même les dépressifs ne peuvent que retrouver le sourire. C’est vraiment le carnaval vivant, ou tout le monde participe, déguisé ou pas. Il y a une bonne humeur qui se dégage de cette ambiance c’est impressionnant.
A coté de ça, Le brésil est touché par une extrême pauvreté, qu’on effleure au coin d’une rue, ou des familles entières sont dans la rue, où des gamins sniffent leur colle, ou bien quand le bus passe à coté des favelas qui s’étendent à perte de vue à la périphérie des grandes villes. Ça calme et ça fait réfléchir. Dans les grandes villes, deux mondes vivent sur le même territoires, ceux des riches, voir très riches et les pauvres, voir misérables. Les riches s’émurent dans des villas ou immeubles entourés de grilles et de vigiles armés et vivent leur vie luxueuse et en viennent sûrement à oublier l’autre facette de leur pays. C’est peut être ce qu’il cherche d’ailleurs ? En tout cas, c’est choquant de voir constamment ce contraste.
Ce que je retiens de ces voyages au Brésil, c’est surtout des gens motivés, qui ont la rage de vivre, qui sont plein de rêves malgré leur condition de vie, et qui savent profiter de cette vie.
Icoaraci
Quelques machoires de requins entre Bélem et l'ile de Mosquiero
Sympatique couple vivant sur une ile au milieu du delta de l'amazone
Lors de la traversée du delta de l'amazone, des pirogues se rapprochaient à l'arrivée de notre bateau. Les gens ont l'habitude de leur envoyer des poches pleine de vetements ou d'autresobjets.
Favelas aux abords de Bélem
Une sympatique petite fourmis
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